Dr Robert Vergereau
Liposuccion, 9 ans d'expérience.

Introduction.
La première diffusion officielle de la lipoplastie
dans le corps médical a lieu il y a neuf ans. Un bilan global présenté
pour les membres de la Société Française de Lipoplastie
devenait nécessaire dans la Revue de la Société.
Les études préalables menées depuis 1977 ont abouti
à définir un schéma thérapeutique initial;
ce modèle peut nous paraître aujourd'hui caduc. Malgré
tout, il a servi de tremplin pour l'universalité de la technique.
Au terme de cette période initiale, il était important de
contribuer par notre pratique à définir la place actuelle
de la lipoplastie, d'en discuter ses possibilités d'avenir, l'affinement
de ses indications dans le but d'apporter à nos patients une technique
plus sûre, plus efficace, plus esthétique et plus adaptée
à leur demande(1).
Historique.
Les méthodes d'ablation de graisse ou lipectomie
sont des techniques chirurgicales classiques. L'histoire de la liposuccion,
ou ablation de la graisse seule, se décompose en deux phases noso-chronologiques
: La période avant 1977 et celle 1977-1982).

1 L'ANTE-LIPOPLASTIE - AVANT 1977
a. La classique lipectomie.
Indiquée dans la résection de l'excédant cutané
et graisseux, la lipectomie ôte en monobloc les deux constituants.
Les décollements graisseux sont facultatifs, parfois associés
à un curetage suivi de succion du broyat (44) (45). Les plans de
clivage et l'hémostase per opératoire sont essentiels. Les
plasties dermo-graisseuses, ou de graisse sous le derme, respectent les
pédicules vasculo-nerveux nourriciers. Les sutures s'effectuent
en deux ou plusieurs plans, les drains habituels, les cicatrices allongées
rectilignes ou curvilignes. Les complications septiques, nécrotiques,
inesthétiques et les épanchements de Morell-Lavallée
responsables du peu de diffusion et d'intérêt des méthodes.
Ainsi, l'opération des lipodys-trophies trochantériennes
selon Pitanguy empêchaient souvent les patientes de s'asseoir pendant
plusieurs semaines.
b. Le planotome de Fischer.
Vers les années 1975, l'Italien Fischer propose une intervention
chirurgicale particulière.
A travers une incision trochantérienne de 3 à 5 cms, est
introduit un appareil rotatif tranchant qui broie le tissus cellulaire
adipeux. Le broyat ainsi obtenu est aspiré par une sonde. La charpente
fibro-conjonctive, également détruite, s'effondre; il ne
persiste aucun tissu de soutien. La culotte de cheval se transforme en
culotte de golf, flaccide, tombante en bajoue.
Sa réparation délicate laisse des cicatrices supplémentaires.

2 LA PHASE EXPERIMENTALE DE LA LIPOPLASTIE 1977-1982
Un médecin gynécologue, le Docteur Yves
Gérard Illouz, décide en 1977 d'utiliser le matériel
d'aspiration gynécologique sur le tissu graisseux. Ses résultats
ne sont ni concluants, ni négatifs.
Comme la quantité graisseuse aspirée n'est pas significative,
il essaie de transposer l'idée de Fischer à l'adipocyte
isolé. Une solution hypotonique détruit la cellule graisseuse.
De la hyaluro-nidase associée émulsionne les graisses ainsi
libérées par éclatement des membranes cellulaires.
Le résultat, légèrement supérieur à
celui de l'intervention précédente, reste encore peu concluant.
Certains de ses amis médecins lui conseillent d'accentuer la dépression
pour une lipoaspiration plus efficace.
Cette étape nécessite la conception d'une pompe à
vide puissante délivrant au moins une atmosphère et l'abandon
du matériel d'aspiration gynécologique standard à
vide trop modéré. Le "moteur" de la lipoaspiration était
trouvé, restait à réaliser le "vecteur" de l'intervention
: la canule.
A cette époque, les instruments creux gynécologiques étaient
principalement souples à ouverture distale. L'aspiration des lipomes
par ce procédé donnait des résultats acceptables,
mais celle des lipo-dystrophies trochantériennes laissaient régulièrement
des creux inesthétiques. L'orifice de la canule fut donc disposé
latéralement afin que son extrémité mousse préservât
les axes vasculo-nerveux de faible calibre (46).

3 LA REUNION INTERNATIONALE DE JUIN 1982
Ces journées d'enseignement théorique,
suivies de démonstrations opératoires, réunissaient
soixante médecins pour moitié français et pour moitié
étrangers.
La représentation française, outre les orateurs Pérel,
Fournier et Illouz, comportaient dermatologues, gynécologues, otorhinolaryngologistes,
stomatologistes, ophtalmologistes, chirurgiens, généralistes
et viscéraux.
La représentation étrangère englobait un nombre varié
de pays représentés par leurs éléments les
plus dynamiques.
Nous avons noté :
Pour l'Europe : Italie, Espagne, Allemagne, Norvège, Suède,
Autriche, Grèce.
• Pour les Amériques : Plusieurs dermatologues chirurgicaux
des USA, Canada, Mexique, Brésil, Argentine.
•Pour l'Asie : Inde, Japon, Thaïlande, Chine, Philippines, Arabie,
Liban, Iran, Pakistan, Hongkong.
• Pour l'Afrique : égypte, RDC (ex-Zaïre), Afrique du
Sud, Sénégal.
Auprès de ce parterre de qualité, les orateurs s'exprimaient
en anglais francisé dans une salle silencieuse, attentive à
chaque détail technique, dévoilé comme réelle
nouveauté.
Le lendemain, les participants étaient répartis en deux
groupes, l'un auprès d'Illouz, fervent de la technique humide à
la hyaluroni-dase hypotonique, l'autre auprès de Fournier, fervent,
en ces temps-là, de la technique sèche (43), plus rapide,
mais plus hémorragique.
Les liposuccions se déroulaient sous anesthésie générale
avec des canules volumineuses de diamètre de 8 et 10 mm.
Nous gardons le souvenir d'une démonstration très conviviale
où Illouz, pour démontrer l'absence de risque majeur septique,
opérait en manches courtes et fumait le cigare dans les couloirs
entre les blocs opératoires.
Le procédé était divulgué à l'échelle
mondiale. Chacun conscient de l'importance de la technique allait l'appliquer,
la modifier, l'améliorer en fonction de ses conceptions et de l'originalité
de ses idées. L'évolution technique prenait le relais du
stade expérimental (37).
Très rarement, une complication sérieuse peut survenir suite
à la transplantation de tissus graisseux. Des cas d'embolie graisseuse
ont été rapportés lors de transplantations de tissus
graisseux autologues à des fins cosmétiques ou de reconstruction.

évolution technique
Dès 1983, la lipoplastie
(42) s'enrichit des travaux nombreux (34), diversifiés (30) exprimant
la sensibilité particulière de chaque opérateur (40).
Le but commun d'améliorer la technique (8) et ses résultats
(13) se reflète dans des publications à conclusions voisines
(36) mais réalisées par des équipes différentes
(21). Au cours des neuf dernières années, les évolutions
ont porté sur quatre thèmes majeurs : le matériel,
la technique elle-même, le concept, la communication.

1 MATERIEL EN LIPOPLASTIE
L'évolution du matériel
de lipo-plastie est constante. Nous envisagerons successivement celle
sur les canules, l'aspirateur, le poinçon, la seringue.
a. Canules
Les premières canules métalliques, rigides, à un
trou latéral ovalaire, ont un diamètre de 8 à 10
mm. Illouz ose à peine présenter celles de 6 mm, dont l'intérêt
lui semble aléatoire.
Leur longueur varie de 18 à 32 cms, de section cylindrique, elles
sont soit rectilignes, soit courbées à leur extrémité
vers leur orifice type "concorde", soit relevées à l'extrèmitè
opposée de leur orifice type "shark". Illouz apprécie ce
dernier modèle en expliquant qu'il peut ainsi par l'incision du
pli fessier, aspirer la graisse de la hanche homolatérale sans
pratiquer de nouvelle incision.
L'évolution des canules connaît de multiples adaptations
(16) :
• canules malléables proposées par les Japonais,
• canules à section aplatie,
• orifices multiples et latéraux pour diminuer l'effet de
vague,
• diamètre en constante diminution de 6 à 2 mm (31)
(Illustration N°1)
• repère du sens de l'orifice par une encoche sur le manche,
placée à l'opposé du trou, facilitant la surveillance
per opératoire.
• canules coudées selon REGIS-MILANO, à angle obtus
décalé par rapport à la poignée de préhension
pour tunnelliser sans friction de la peau (Illustration N° 2)
• extrémité en "nez de requin" pour dissocier aisément
le tissu sous-cutané ,
• canules transparentes, en plastique et jetables.
b. Aspirateur
L'aspirateur initial, monté sur roulettes, se compose d'une pompe
à vide reliée à un circuit d'huile possède
un bocal unique, réservoir de quatre litres, un interrupteur avec
marche continue ou discontinue à la pédale.
Son évolution contribue :
• à la sécurité : pédale sous basse tension
à 24 volts,
• à la diminution de l'espace mort :
- bocal à capacité limitée, couplé à
un système d'inverseur dans un deuxième récipient,
- adjonction préalable d'eau dans le bocal
- diminution du diamètre des tuyaux et de leur longueur,
• à l'efficacité : augmentation du débit de
pompe à vide,
• à la commodité :
- aspirateurs portatifs
- aspirateurs sans circuit d'huile
c. poinçon
Initialement, les incisions cutanées pour introduire les canules
sont pratiquées au bistouri lame 23. Rapidement, les opérateurs
utilisent une lame de 15, puis une lame de 11.
Avec les canules à diamètre étroit apparaît,
dès 1986, le poinçon, s'inspirant de la phlébectomie
esthétique réalisée sans incision cutanée
(9).
Le poinçon très affûté offre une solution de
continuité cutanée par étirement des fibres dermiques
réduisant ainsi les sections fibreuses.
d. Seringue
Depuis quelques années, le moteur peut être remplacé
avantageusement dans certains cas par la seringue. Pierre Fournier (26),
promoteur et défenseur de la seringue, publie régulièrement
de nombreux articles sur ce sujet.

2 ADAPTATIONS TECHNIQUES DE LA LIPOPLASTIE
a. Mode d'anesthésie
En, 1982, l'anesthésie générale est de règle.
Progressivement, nous pratiquons l'anesthésie régionale
d'abord par péridurale, ensuite par anesthésie tronculaire.
L'anesthésie locale devient ultèrieurement notre mode d'anesthésie
préféré grâce à l'affinement de ses
modalités d'exécution (3) par trois moyens techniques.
• La prémédication.
Par voie orale ou parentérale, la prémédication consiste
en un atropinique, une benzodiazépine ou un antihistaminique, parfois
un antalgique.
• La sédation analgésique centrale avec conservation
de la conscience lors de l'injection de l'anesthésie locale.
• La cryoanesthésie
- externe : par application préalable de vessies de glace pendant
une heure sur les régions à traiter ou par refroidissement
extèrieur au moyen d'un brouillard d'azote liquide.
- interne : par l'injection de solution refroidie à quelques degrés
celsius immédiatement sortie du réfrigérateur ou
maintenue dans de la glace pilée stérile; l'idéal
étant d'obtenir le phénomène de surfusion.
• L'alcalinisation.
Une solution dosée à un milli-équivalent de bicarbonate
de sodium par litre tamponne l'acidité (7) de la lidocaïne
adrénalisée, apporte une antalgie d'injection appréciée
par le patient (24).
Nous avons mesuré la cinétique des lidocaïnémies
(6) pendant puis après liposculpture. Les taux n'ont pas dépassé
2 microgrammes par millilitre pour des quantités de lidocaïne
injectées allant jusqu'à deux grammes. Nos conclusions s'orientent
dans le sens de l'innocuitè (25) et aboutissent aux mÍmes
résultats que ceux publiés par Lillis (15).
• L'équilibre métabolique.
Systématique au-delà de 500 cc de graisse aspirée,
il s'obtient par du sérum glucosé, des macromolècules,
des polyvitamines, du calcium et ou du magnésium pour attènuer
l'effet de 3° secteur.
b. Variantes évolutives techniques de la
liposculpture
• Liposculpture en bloc opératoire de cabinet chirurgical
(33), (Illustration n° 3)
Un des grands avantages de l'anesthésie locale est d'autoriser
l'acte ambulatoire (18) dont la synthèse est colligée dans
l'opus-cule de Namias (5).
Sécurité accrue pour la patiente par diminution des risques
anesthésiques, septiques et de la douleur postopèratoire
: la lidocaÔne injectée localement prolonge l'anesthésie
de la région opérée pendant plusieurs heures. La
lidocaïne est également connue pour ses vertus antiarythmiques
(47).
• Dégradés et croisement des tunnels
Les dégradés par les différents diamètres
de canules utilisées varient des calibres conséquents pour
la graisse profonde aux calibres minimes pour la graisse moins profonde
en respectant toujours un à deux centimètres de graisse
superficielle (14).
Les croisements sont possibles avec des canules de petit diamètre
(35), fort utiles pour harmoniser la cicatrisation des tunnels d'aspiration
(10).
• La liposculpture en position debout
Apannage de l'anesthésie locale (27), la liposculpture en position
debout pendant ou à la fin de l'intervention permet la retouche
immédiate d'une région insuf- fisamment aspirée dont
le volume restait masqué en position allongée (Illustration
n°4).
• Localisation des orifices cutanés
Pour un meilleur résultat tenant compte du rôle de la pesanteur
dans la cicatrisation des tunnels, les canules travaillent dans un axe
cranio-caudal, vertical. Les orifices cutanés sont choisis en fonction
de cet impératif, de préférence externes plutôt
que dans le pli fessier pour une liposculpture trochantérienne.
c. Pansement
Initialement, des drains étaient posés, l'extensoplast adhérant
à même la peau.
• évolution :
- pansement selon le principe de celui des phlébectomies avec du
matériel de protection cutanée;
- absence de pansement par pose d'un lipopanty.
d. Technique sans aspirer
Nécessaire en liposculpture, la tunnellisation sans aspiration
s'effectue en périphérie de chaque région aspirée
pour un dégradé progressif évitant une irrégularité
avec la région non traitée.
La technique sans aspirer peut également s'utiliser seule :
• soit au niveau du visage pour obtenir un redrapage dermique,
• soit pour faciliter le décollement d'une lipectomie (17),
d'une abdominoplastie (12);
• soit au niveau des dépressions cutanées excessives
post-liposuccion afin de briser l'architecture fibreuse adhérente.

3 EVOLUTIVITE DES INCIDENTS
L'analyse des incidents survenus lors de nos lipoplasties,
indiquent une diminution de leurs taux au cours de notre expérience.
Ces résultats sont affichés sur la tableau ci-contre.
L'explication tient au fait qu'au début des années 1980
aucune recommandation précise n'était donnée pour
éviter les complications; il était même conseillé
de drainer les localisations trochantèriennes et d'appliquer les
bandes de sparadrap adhésif au contact de la peau.
Sur notre série, nous avons noté quatre incidents particuliers
:
• Un cas de tachycardie qui s'est résolu spontanément.
• Un cas de sérome sous cutané dû à une
prise de salicylées malgré avis médical, les jours
suivant une lipoplastie abdominale. Le suintement lymphatique s'est tari
par la pose de drains.
• Un cas de rupture variqueuse d'une perforante incontinente lors
d'une liposuccion face interne de cuisse (2). La tuméfaction douloureuse,
chaude, lancinante, a été incisèe, les caillots évacués,
la cicatrisation obtenue après 15 jours de pansement compressifs.
• Un cas d'échappement de lame n° 11 lors d'un décollement
de cicatrice post-césarienne. Grâce à l'èchographie,
la lame a pu être localisèe puis éliminée à
la peau.
Nous n'avons pas noté de phlèbite, ni d'embolie pulmonaire,
ni de perforation musculaire, ni d'embolie graisseuse.

4 CONCEPT DE LIPOPLASTIE
L'évolution du concept
de la lipoplastie impose une déclaration à la police d'assurance
professionnelle de chaque praticien, élargit les indications aux
pathologies frontiËres, autorise des perspectives d' association
thérapeutique.
a. Assurance professionnelle
Il convient de préciser à son assureur son activité
en lipoplastie, les modalités d'anesthésie utilisées
afin d'éviter tout conflit ultérieur.
b. Indications élargies
Le lipoplastie voit progressivement son champ indiqué aux lipomes
simples ou multiples (32), aux lipomatoses diffuses (19) : Maladie de
Dercrum, de Launois Bensaude, au chérubinisme, gynécomastie
(11).
Les lymphoedèmes des membres inférieurs sont parfois amèliorès,
mais la constance des résultats fonctionnels ou esthétiques
satisfaisants n'est pas la règle.
Toute topographie cutanée est accessible à la lipoplastie,
à condition de savoir gérer ce paramètre et de s'adapter
à ses conditions particulières, témoin la lipoplastie
de la graisse postéro-interne des bras (Illustration 5 et 6).
c. Associations thérapeutiques
Très tôt dans son évolution, la lipoplastie est associée
à des interventions de chirurgie cutanée telles le dégraissage
(29) simultané lors d'abdominoplastie (22) (Illustrations 7,8,9
et 10) ou de liftings faciaux (38) et cervicaux (41). Par des incisions
étendues, la peau soulevée présente les arcades vasculofibroconjonctives
séparées par les tunnels vides de graisse liposucée.
Plus intéressant parce que plus récemment rapportée,
l'association éveinage-lipoplastie mérite une mention particulière
(Illustration n° 11).
Les éveinages associés concernent les varices jambières,
les saphénectomies ou les deux types d'éveinages dans la
même intervention.
La cartographie préalable est minutieuse, précisant à
la fois le trajet des varices à enlever et les adiposités
à traiter.
Nous préférons pratiquer d'abord la Gévaudanaise
(28) des saphènes internes incontinentes, puis la phlébectomie
des varices sinueuses. Les orifices cutanés situés le long
des axes variqueux sont réutilisés pour l'introduction des
canules.
Le risque de rupture variqueuse per opératoire est ainsi évité,
les adiposités sont abordées sous des incidences plus nombreuses,
idéales à la modulation des dégradés de la
liposculpture.
Le pansement est soumis à la loi de compression sélective
au niveau des perforantes variqueuses éveinées, recouvert
éventuellement d'un lipopanty.
Les patients apprécient d'être libérés de deux
problèmes en un seul temps, d'autant que les deux actes sont effectués
sous anesthèsie locale, en ambulatoire.
les suites postopèratoires sont superposables et réduites
en une seule convalescence.

5 COMMUNICATION EN LIPOPLASTIE
a. Communication médicale
Les revues médicochirurgicales se sont rapidement emparées
du sujet pour en accroître sa promotion. Les premiers articles sur
la lipoplastie paraissent dans les cahiers de chirurgie et la revue de
chirurgie esthétique de langue française (39).
Par la suite, des communications florides abondent à la fois dans
les revues destinées aux chirurgiens dermatologues (20) (23) et
celles orientées dans d'autres spécialités médicales
et chirurgicales. La revue de la Société Française
de Lipoplastie contribue efficacement dans ce domaine à promouvoir
la technique.
Ces articles de qualité apportent à chaque médecin
lipoplasticien une information indispensable, source d'affinement des
actes pour une meilleure satisfaction des patients.
b. Communication avec les médias
Une forte demande médiatique consécutive nous appelle à
une grande vigilance dans le choix de nos indications (4). Les consultations
préopératoires détailleront au mieux les avantages
escomptés. Notre rËgle d'or est de satisfaire nos patients,
de prendre le temps suffisant pendant la liposculpture pour galber, modeler,
harmoniser au mieux les volumes et contours.
La majorité des mauvais rèsultats proviennent d'opérateurs
effectuant un nombre maximal d'actes au mépris du temps trop bref
passé à travailler, à sculpter les adiposités.
Conclusion
Au cours de ces neuf dernières années,
la lipoplastie a progressivement acquis sa maturité dans le sens
d'une intervention esthétique de mieux en mieux adaptée
aux habitudes de notre vie. C'est un acte actuellement bien codifié.
Simplification des canules, allègement de l'anesthésie,
indications plus précises, l'intègrent dans la pratique
habituelle du médecin lipoplasticien.
Son avenir semble assuré. La banalisation de cet acte de doit pas
faire oublier qu'il s'agit d'un acte et que tout opérateur doit
être à même de traiter une éventuelle complication.
Des progrès seront encore rèalisès dans les années
à venir, nous devons en tenir compte pour actualiser régulièrement
la mise au point de nos connaissances.
RESUME :
Les auteurs exposent neuf ans d'expérience
en lipoplastie. Ils retracent l'ensemble de l'évolution depuis
le premier enseignement international de Juin 1982.
L'originalité de leurs amèliorations successives s'intègre
dans la progression technique générale.
En 1991, la lipoplastie moderne est un acte chirurgical quotidien libéré
des fardeaux d'une anesthésie lourde et d'une hospitalisation contraignante.
Ses résultats esthétiques sont meilleurs, sa sécurité
augmentée grâce aux progrès de l'anesthésie
locale autorisant l'acte ambulatoire.
Neuf ans d'expérience en lipoplastie permettent de proposer aux
patients un acte chirurgical efficace, sûr, standardisé.
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